Nicolas Céléguègne

Adhérent MoDem Marseille, membre de la liste des 51 candidats aux Régionales 2010 avec Catherine Levraud

LES RAISONS D’UN ENGAGEMENT PERSONNEL AU MOUVEMENT DEMOCRATE.

Posted by Céléguègne on 9 février 2010

Mon attachement et mon soutien aux valeurs du MoDem sont nés un an avant les élections présidentielles de 2007. Je m’intéresse depuis très longtemps à la vie politique, sociale, citoyenne et associative. J’avais participé, voici quelques années, à des réunions publiques des Verts et du Parti Socialiste, cependant je n’y ai jamais pris d’autre engagement (j’avais adhéré, en vain, au « projet socialiste » en espérant pouvoir participer à des réunions, or je n’ai jamais été convié à quoi que ce soit, ce qui m’a amené à démissionner du parti). Je n’y retrouvais pas l’ouverture que j’espérais, chacun restant enfermé dans sa vision manichéenne du monde : « les gentils de gauche contre les méchants de droite ». Les interventions de François Bayrou me semblaient au fil des mois de plus en plus pertinentes, innovantes, intéressantes. C’est donc juste après les Présidentielles que j’ai commencé à prendre contact avec le MoDem, notamment avec Childéric Muller puis avec Christophe Madrolle. En 2008, j’ai participé humblement aux Municipales (je figurais en n°8 sur la liste de candidature de Florence Bistagne pour les 2ème et 3ème arrondissements), avant de rejoindre la section des 1er et 7ème arrondissements. C’est dire quelle a été ma joie et, disons-le, ma fierté, quand j’ai su que c’est un élu Modem du 1-7, qui allait me marier à mon épouse, le 28 février 2009. Un couple franco-camerounais marié par un élu MoDem, c’est bien la première fois que cela arrivait à Marseille ! Cela a fait sourire François Bayrou quand je lui ai demandé de nous dédicacer son livre « Abus de pouvoir » lors de sa signature dans une librairie marseillaise…

L’une des raisons pour lesquelles j’ai rejoint le MoDem, c’est une phrase clairement écrite sur le programme de la liste « Démocrate et écologiste » conduite par Jean-Luc Bennahmias aux Municipales. Elle disait en substance que « nous défendrons tous les enfants avec ou sans papiers ». La politique défendue par messieurs Hortefeux, Besson et Sarkozy est une obsession du chiffre des expulsions des personnes en situation irrégulière, et une suspicion permanente des sans-papiers et de leurs conjoints. Aucun discernement et aucune analyse des situations personnelles (et donc toutes différentes) dans cette politique qui conduit à de vrais drames humains parfois, et qui place les familles dans une situation précaire, angoissante et kafkaïenne.

Je n’aime pas la vision manichéenne de bon nombre d’élus et de citoyens. Le MoDem est pour moi un parti qui tente de rassembler des personnes de tous horizons politiques et sociaux, ce qui n’est pas simple ni sans risques. Ce qui m’intéresse, c’est une vision non dogmatique où tout est pensé, décidé « d’en haut ». J’ai le sentiment que, même si le MoDem est un mouvement national et qu’il est dirigé par des organes de décision clairement définis, la parole des adhérents est sollicitée, entendue, écoutée, c’est en tout cas mon impression dans la section 1-7. Je sais que le MoDem est critiqué par beaucoup pour son manque de précision, de rapidité dans ses réactions, voire pour son manque de collégialité entre les niveaux national et local, cependant les erreurs sont, à mon sens, à partager avec certains adhérents qui ont cru pouvoir assouvir une soif immodérée du pouvoir.

Pour ce qui me concerne, je ne suis pas du tout attiré par le pouvoir en tant que tel, mon expérience professionnelle et mon parcours personnel le prouvent. En revanche, c’est la responsabilité qui m’intéresse : être responsable d’un dossier, d’un groupe, d’une question sociale ou économique, c’est être garant de son étude, de sa mise en œuvre, et de l’information sur son évolution et son avancée. Dans mon métier d’animateur socioculturel et d’éducateur, la notion de projet est fondamentale : qu’il s’agisse du projet d’un centre social ou du projet d’un enfant placé en foyer, c’est toujours « être garant » qui me semble fondamental dans la démarche.

Ce qui me dérange profondément dans l’éternel clivage droite-gauche, c’est que l’on s’interdit de travailler avec la partie averse. Or, j’ai appris à mener des actions avec des personnes très différentes dans leurs parcours et leurs engagements : c’est ainsi que j’ai organisé plusieurs Semaines d’éducation citoyenne pour des jeunes placés en foyers (et sur des thématiques telles que les addictions, la violence, les rapports filles-garçons, la culture…), et qui ont aussi bien pu rencontrer un militant de la CGT qu’un élu municipal UMP chargé des questions de solidarité. Au final, ces deux personnes se retrouvaient sur certaines valeurs bien que les réponses et solutions n’étaient absolument pas les mêmes. J’espère au moins avoir contribué à la construction d’un jugement plus affiné pour ces jeunes, et d’une évolution pour les deux intervenants.

C’est cet esprit d’ouverture et de dialogue qui m’anime, non pour que chacun reste sur ses positions, mais que des décisions concrètes soient proposées.

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